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P=printemps
A=automne

ISABELLE BARTHÉLEMY
ATELIER D’ANTHONY
4, rue du Portail
Art déco
04 Curel
Dans son atelier situé à Curel, Isabelle Barthélemy créé des luminaires et des objets de décoration aux lignes végétales.
Elle joue de la finesse et de la plasticité de l’osier mais aussi de la transparence du papier pour mettre en œuvre ce que lui inspire l’élégance de la nature.
Des pièces uniques réalisées dans le respect de l’environnement.

SALOMÉ CAMORS
MAISON ROCHE
rue du Bourg Reynaud
Photographie Installation
31 Toulouse
    Accident ?
 
La pratique de Salomé-Charlotte Camors s’inscrit dans un monde en crise écologique et sociale, au sein duquel l’humanité peine à faire face aux grands défis environnementaux. Pourtant, la diffusion massive d’images, objets esthétiques ou vecteurs de sens, médiatisant ces enjeux devrait à priori nous conduire à remettre profondément en question nos comportements. Or, nos rapports aux prédicats que constituent les images est loin d’être aussi simple.
Dès lors, son travail questionne, dans le cadre d’une pratique plastique engagée et orientée, elle recherche les conditions possibles de dépassement de l’image en vue d’interroger sur notre pouvoir d’action dans la construction de notre environnement.

ANDY CARTWRIGHT
CAVE REBOUL
rue du Bourg Reynaud
Peinture Musique
05 St-Pierre-d’Argençon
Je peins comme je compose de la musique – je suis musicien, avant tout ; peintre, depuis peu. J’explore la couleur par la texture, en couches, sous- couches, surgissements chromatiques : sous les nappes brumeuses, scintille une teinte vive.
L’acrylique me permet de travailler en couches multiples, de créer des formes à travers des nappes de flou. J’ai troqué les pinceaux par des outils permettant des aplats de couleur bruts, par toute sorte d’objets n’absorbant pas la peinture. C’est dans l’improvisation que la forme surgit.

VALÉRIE BOURRET
COLLECTIF PLANTONS DE L’ART !
CHEZ LOUP
13 rue du Portail
Dessin Gravure
05 Serres
« Car le jardin de l’artiste, s’il n’est pas celui du botaniste, est un jardin possible auquel rien ne manque. Chaque fonction de la plante y trouve son organe, et l’organisation en son ensemble, si elle peut sembler extravagante, suit la logique d’une plante qui pourrait tout à fait trouver sa place dans la réalité. C’est sans doute la meilleure démonstration qui soit du fait que l’imaginaire ne nous coupe pas du réel mais permet d’y entrer par les voies les plus inattendues. » Philippe Gauthier

PAULE RICHÉ
COLLECTIF PLANTONS DE L’ART !
CHEZ LOUP
13 rue du Portail
Dessin Gravure
05 Serres
« Et si l’on donnait à écrire aux plantes? À quels résultats faudrait-il s’attendre? La question peut sembler absurde, c’est pourtant elle que va choisir d’affronter Paule Riché. Il faudra tout d’abord lui trouver sens avant qu’elle ne trouve forme. L’écriture, c’est la trace élémentaire, ou plus précisément le principe de la trace…Quelles seraient les lettres d’une plante ? Comment écrirait-elle ? C’est le premier travail de recherche plastique de Paule Riché…
Qu’une plante puisse déployer son style et elle créera alors ce que Paule nomme son « paysage ». Vous n’y verrez pas la cigüe ou toute autre plante y coloniser un territoire. Ces paysages sont des paysages cosmiques. Il n’est pas affaire de représentation, mais d’expression d’une plante dans le style qui lui est propre. La trace étant ici la clef du processus… » Philippe Gauthier

YOMA
COLLECTIF PLANTONS DE L’ART !
CHEZ LOUP
13 rue du Portail
Peinture
05 Chabottes
J’ai choisi de peindre ce qui me tient à cœur : la nature, la forêt, la flore, la vie, la destruction de notre terre, j’utilise la peinture acrylique, les sticks gras, le crayon, le collage, sur papier ou sur toile pour m’exprimer avec des gestes rapides, en couvrant et recouvrant les couleurs.
Dans « ma forêt d’enfance », les hommes ont coupé des centaines d’arbres qui abritaient les oiseaux, les animaux sauvages, ils longeaient ce beau petit chemin qui montait vers eux ou coulait le ruisseau des « grenouilles ».
À présent, ils laissent leurs traces et leurs troncs meurtris sur la terre et un grand espace vide de vie. Les gre- nouilles ont disparu elles aussi depuis longtemps, les renards sont tous chassés de ce qui reste de forêt… jusqu’où iront les hommes ?

ANNE-MARIE DE SAINT MICHEL
MAISON ENCHANTIER
32, rue Henri Peuzin
Travaux d’ateliers
05 Le Poët
La chose merveilleuse quand j’ai commencé à peindre (un peu tard dans ma vie), c’était comme si mes yeux s’ouvraient aux couleurs vraiment pour la première fois : je me rappelle ce camion bleu dans une lumière d’orage, ou les coquelicots détourés en noir sur le fond vert d’un pré.
Je me plais à détailler toutes les différentes nuances dans les verts d’un paysage des plus bleus aux plus jaunes, avec dedans un peu de rouge aussi, l’immense richesse des gris et des noirs de nos marnes locales…
Depuis, je ne fais que jouer avec ces couleurs dans mes peintures, pour les faire parler, s’affronter ou se séduire…

GAÏA DURIVAU
MAIRIE
1 rue du Portail
Photographie Art visuel
26 Nyons
Partir à la recherche d’ambiances, de lieux étranges et insolites, des décors de rue… Un travail à partir de la photo, autour de la couleur, des matières… des histoires racontées… une image capturée.
Après des études d’audiovisuel, j’ai travaillé en tant que photographe dans le domaine culturel. L’apparition du numérique m’a donné envie d’aller au-delà de la photo, d’y ajouter une touche picturale. D’y ajouter la puissance de la matière et la poésie de la couleur. J’ai alors recherché des supports différents pour compléter mon travail photographique-pictural : le métal, le bois et d’autres matériaux…

CHRISTIANE ERARD
HANG’ART
route de Grenoble
Sculpture Pastel
05 Montmaur
Exprimer ce que mon âme perçoit avec mes mains pour l’imprimer dans la matière. Montrer notre vraie dimension sacrée, sa prolongation dans l’invisible et sa réalité énergétique. Essayer de traduire la beauté de ce qui nous unit et nous relie à toutes formes de vie. Vivre cette reconnexion à l’univers, participer à ce grand mouvement d’ouverture et d’éveil, c’est devenir des êtres libres au cœur conscient pour réenchanter le monde.

CAROLE FONTANA
ÉCOMUSÉE
Boulevard de la Digue
Peinture
42 Chazelle sur Lyon
Je présente des jardins d’une impossible réalité, nés de plantes photographiées séparément servant à des ensembles recomposés. Je puise dans la nature un indispensable stimulant à l’imagination, la mémoire et l’exactitude doivent collaborer pour rendre une vérité.
La nature est un temple, une forêt de symboles, guidée par mon intuition, elle devient l’écho des pensées conscientes et inconscientes qui m’animent…
Mes peintures sont composées comme un instantané, un cadrage sur un paysage plus vaste, une photographie. En dehors d’une idée de vraisemblance, de réalisme, l’image devient plus dynamique, elle accompagne mon désir de mouvement, de donner vie, de porter à la lumière. Les couleurs sont vives, lumineuses, crues peut-être comme la vérité parfois mais non violentes. Elles happent le regard, le balade, appellent au voyage.

ESTELLE GRISOT
CHEZ BILLY
76, rue Henri Peuzin
Aquarelle Encre de Chine
05 Briançon
Sur la place du marché
Sur la place du marché
J’enseigne et pratique l’aquarelle et l’encre. Actuellement, sous l’influence des peintres orientaux, ma méthode évolue. Le « jeu » du Sumie (dessin à l’encre) me permet de ralentir, d’alléger et « d’écouter ». Il offre la possibilité de « se réaliser », en puisant dans les racines d’une technique picturale tout autant que dans la profondeur de « ce qui est ». Ma quête, ou ma proposition, est celle de la rencontre : rencontre de soi, rencontre avec le monde qui nous entoure, rencontre avec un geste du pinceau subtil et « musical ».

SERGE HIOL
MAISON BROCHIER
rue du Château
Sculpture
84 Oppède
Statuette
Buste
« Les mains du maçon sont plus sujettes à l’eczéma qu’à la fièvre créatrice de celle du sculpteur! D’où vient donc que celles de Serge Hiol tirent de la glaise des œuvres qui happent le regard ? C’est que son esprit de constructeur émérite s’est plu à imaginer des êtres habités comme il a jusqu’alors bâti des maisons à habiter, libérant par là son inspiration et une force expressive de l’âme que l’architecture, fut-elle un art, ne peut autoriser. » Tartar(e) Ecrivain, dramaturge, Prix SACD 2015

MARIE SOPHIE KOULISHER &
SYLVIE LADAME
FORGE LESDIGUIÈRES
place de la Juiverie
Papier végétal Art textile
05 Veynes et Crots
Comme un voile de mariée
Détail
Ce travail à quatre mains mêle art textile et papier végétal.
Il comprend d’une part l’installation ‘’L’Envol’’, carrefour entre le terrestre et le spirituel, obtenu par l’exploration des juxtapositions et mélanges des fibres en soignant la transparence. D’autre part une installation, ‘’plancton et pollution’’, permettant d’apaiser ce que nous avons de plus précieux en nous, retrouver l’origine primitive. Un retour à l’essentiel pour mieux appréhender le monde d’aujourd’hui et faire face à nos responsabilités sur le sujet fondamental écologique.

MIENE MATHON
CAVE DU PRESBYTÈRE
rue du Bourg Reynaud
Arts Visuels
05 Champsaur & 75 Paris
Circonvolutions cérébrales
Les mains tendues
La matière composée de couleur, de gesso, de chaux et d’argile est l’objet d’une représentation graphique reconnaissable comme la structure d’un cerveau. Ces dépôts de matières sont fixés sur le papier qui lui aussi a une couleur précise. D’autres éléments, comme la spiruline, ajoutent une couleur et une épaisseur au dépôt originel. La fluidité du trait dépend de l’outil utilisé : fluide, selon le pinceau choisi et rugueux quand c’est travaillé avec une brosse. La question advient d’elle-même : comment la matière grise se dépose, comment pense-t-on ?

JEAN MILLON
BOUTIQUE DU ROCHER
2, rue du Portail
Peinture Gravure
34 Montpellier
Je me suis toujours senti gauche et ce depuis ma petite enfance. La gau- cherie inscrite dans ma main m’a bien souvent attiré la réprobation de mes enseignants : j’écrivais mal. Jusqu’au jour où Shanshan Sun m’a fait découvrir l’écriture chinoise au pinceau : j’ai alors découvert une liberté d’expression pour moi inouïe, de mouvements, de créer, d’écrire… Mon support est le papier venant d’Asie, avec la découverte d’autres cultures, langues, écritures, espaces, valeurs. Créer c’est parvenir à donner vie à une œuvre sur papier.

JÉRÔME NOIROT
MAISON BROCHIER
rue du Château
Photographie
05 L’Épine
Si la photographie avait le pouvoir de représenter le passage d’un état à un autre? Les possibilités offertes par la surimpression d’images alliées à la lecture des Métamorphoses d’Ovide m’ont permis de développer cette intuition au sein cette série. Les lumières et les textures se recombinent, la forme fixe devient mouvante, les corps se transforment et dérivent vers l’animalité. Tout change en définitive malgré l’instant figé par la photographie. Et si les mythes continuent de raconter des choses sur notre présent, les extraits ont été choisis pour évoquer les tensions qui découlent du rap- port de domination de l’homme sur la nature.

EUGÈNE PINERO BALASTEGUI
MAISON ENCHANTIER
32, rue Henri Peuzin
Sculpture
05 Serres
L’hiver 2019/2020 et ses intempéries météorologiques initient le dialogue artistique entre l’homme et le chêne. Une neige lourde a déraciné l’arbre centenaire qui devait être débité destiné au poêle. L’œil de l’artiste en a voulu autrement quand, après avoir été tronçonné, le bois a révélé toute son histoire : un tronc creusé par le temps, la maladie… La vie.
De toute évidence ce bois, sera là pour porter la création du sculpteur, sans jamais s’effacer.
A partir de maintenant, l’artiste inspiré par cet élément travaillera l’acier, le cuivre, produira des silhouettes en mouvement qui traduisent l’état d’âme universel du moment :
« Quand le vent souffle tout le monde penche du même côté. »

CAROLINE SOLIEVNA
JARDIN DE L’ÉCOMUSÉE ET CABANON RC ÉCOMUSÉE
Boulevard de la Digue
Estampe Art visuel
35 Rennes
Au cours de cette résidence que je partage avec David Audibert (Voir ci-dessous), nous avons choisi d’entrer dans la création par une première phase d’observation active, qui passe par la marche, le dessin et la prise de notes, au bord des rivières, dans les forêts, les rues, les parcs, les lavoirs et les cafés. À l’atelier, ces croquis sont retravaillés, détournés, mélangés, insérés dans des compositions ou exploités comme points de départ pour des fictions et mises en scène. C’est une démarche collective qui repose sur l’intelligence relationnelle et la confiance mutuelle.

DAVID AUDIBERT
JARDIN DE L’ÉCOMUSÉE ET CABANON RC ÉCOMUSÉE Boulevard de la Digue
Estampe Art visuel
04 Reillanne
Mon travail se ramifie autour de ma passion pour l’estampe, les images, l’encre, la xylographie, le dessin et d’un certain fantasme de l’imagerie populaire et de colportage. De ces pratiques naissent des expérimentations graphiques et narratives, individuelles ou collectives, elles peuvent prendre la forme d’estampes, affiches, livres, théâtre d’ombres, collages muraux, peintures, expositions, céramiques. Je travaille à l’atelier Grafikas créé en 2019 à Reillanne.

MAURIZIO PERRON
BOULEVARD DE LA DIGUE ET JARDIN
chemin de la Chapelle
Installation en extérieur
Sauze d'Oulx Italie
L'arbre dont on fait le cadre
Encadrement de Serres
Je sculpte tous les matériaux natu- rels, de préférence de grand format. Ces dernières années ma recherche s’oriente davantage vers le land-art et les installations dans le paysage. Mes travaux dialoguent toujours avec la nature dans laquelle ils sont installés. Certains peuvent s’assimiler à des cadres permettant la mise en valeur d’un point de vue du paysage où ils sont positionnés. Le magnifique paysage de Serres répond parfaitement à mes attentes et correspond à l’intention que j’avais pour ma résidence Regards sur le territoire. J’ai travaillé en collaboration avec les élèves de la classe de 5ème1 du collège de Serres, pour décider des endroits appropriés pour les installations et les points de vue. Cette participation active des élèves fait partie intégrante de mon travail. Ils m’ont aidé également à décider de la texture finale des cadres, cette texture étant en lien direct avec le territoire environnant de Serres.

CASSANDRA NAIGRE
LAVOIR DES ÉCOLES & GARAGE BLEU
esplanade Sainte Catherine
Installation en extérieur et recherches autour de la résidence
13 Marseille
Le Lavoir des ombres
Les lavoirs des Hautes-Alpes, bien qu’inutilisés depuis longtemps restent pourtant là avec nous, trace de notre passé. Le projet « Lavoir des ombres », situé rue des Lilas, est une installation in situ en tissu. Elle se met en place avec son histoire et se développe autour de temps de rencontres et de partages. La réhabilitation de cet espace est pensée pour valoriser le patrimoine local en s’appuyant sur la sérénité qui en émane et les gestes des lavandières. Chaque habitant de Serres peut investir calmement ce lieu à l’atmosphère méditative.

ANNE PERIER
JARDIN / chemin de la Chapelle & CHAPELLE
Installation en extérieur et recherches autour de la résidence
04 Digne
Le jardin suspendu
Installé sur les hauteurs de Serres, au pied de la chapelle Notre-Dame du Bonsecours, le « jardin suspendu » propose de découvrir quelques espèces endémiques du territoire. Entre friche aménagée et jardin botanique, les plantes sont accompagnées d’illustrations et d’informations gravées sur plaques de zinc.
Cet espace, aménagé en étroite collaboration avec la Mairie de Serres, évoluera au fil des saisons et de son appropriation par les habitants.

EXPOSITION COLLECTIVE
OFFICE DU TOURISME
place du Lac
Point accueil et informations
Le verre
Comme chaque année (à l’exception de l’an passé) les expositions se déroulent dans des lieux mis à disposition par les Serrois et la municipalité, répartis dans tout le village. Serres Lez’Arts attribue ainsi un espace à chaque artiste.
Il existe néanmoins un lieu d’exposition collective, dans lequel tous les artistes sont représentés autour d’un thème commun : pour cette 19ème édition, nous avons repris le thème de l’an passé qui n’avait pas pu être vu : le choix du thème de l’exposition collective est donc cette année « le verre ».
Chaque artiste s’est emparé librement de ce thème : peinture, volume, sculpture, photo ou autre technique à découvrir sans modération…