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MES COUPS DE CŒUR !

À propos du film : «Solutions locales pour un désordre global» de Coline Serreau

Solutions locales pour un désordre global (Coline Serreau)
Cette analyse de la première heure du film est réalisée par R. Poss, ingénieur agronome.
(Entre guillemets et en italique, les propos extraits du film).

Points négatifs
DOMINIQUE GUILLET, fondateur de Kokopelli : « l'agriculture occidentale est une agriculture de guerre », formule choc destinée à impressionner l'auditeur. Cette affirmation est fondée sur les affirmations suivantes :
- « les engrais azotés sont dérivés de la synthèse de l'ammoniaque, qui permet de faire des bombes »
- « la chimie du chlore, à l'origine des insecticides, est issue de la chimie du gaz moutarde »
- « les tracteurs sont la suite logique des tanks »

Ces affirmations me semblent dépourvues de fondements :
- la chimie organique a été utilisée pendant la guerre, mais qui peut affirmer qu'elle ne se serait pas développée même s'il n'y avait pas eu la première guerre ;
- il me semble que les tracteurs dérivent plus du premier engin automoteur de Cugnot que des tanks.
L'affirmation de Dominique Guillet est contredite à la 48ème minute du film quand Claude Bourguignon affirme que le tracteur a été inventé au XIXème siècle.
De plus, même si on acceptait ces affirmations comme vraies, ce n'est pas parce qu'une technologie a été développée pendant la guerre qu'on peut dire que son utilisation est guerrière. Pour moi c'est un cas flagrant de distorsion de la vérité en utilisant la répulsion de l'auditeur pour la guerre.

« La terre est brûlée, elle est morte, elle ne donnera plus rien ». Heureusement, le sol n'est pas mort (voir plus loin) et il est doué d'une grande résilience. Il est capable de restaurer sa fertilité même s'il est gravement atteint (à l'exception notable de l'érosion et, en partie, de la salinisation. Même des sols amazoniens très dégradés ont pu être réhabilités. Ce n'est pas pour nier que l'agriculture productiviste de la fin du 20ème siècle a dégradé des terres, c'est un fait. Mais c'est une manipulation de l'opinion que d'utiliser des arguments subjectifs erronés.

PHYSICIENNE INDIENNE (très photogénique avec son sari et son rond sur le front) : « l'agriculture est conçue comme une guerre contre la planète ». C'est une formule choc à nouveau dont les fondements m'échappent car l'agriculture n'a jamais été une guerre contre la planète.
« Ce qu'on a fait subir aux agriculteurs du monde, c'est une volonté délibérée de leur nuire et de les faire disparaître. C'est le plus grand génocide du monde. » Affirmation gratuite et scandaleuse. Cette femme a le droit d'avoir ses opinions, mais je suis très mal à l'aise qu'une réalisatrice de talent diffuse une opinion pareille. En effet, les gens qui apparaissent dans le film sont censés être des experts, donc ce qu'ils disent est pris comme vérité incontestable par beaucoup d'auditeurs.
« Aussi longtemps que les femmes ont le pouvoir, le monde est libre, le monde est protégé ». Superbe manifeste féministe ! Mais quelle réalité ?

UNE AGRONOME BRÉSILIENNE affirme « l'existence d'un deal entre l'industrie et l'agriculture selon lequel l'agriculture se serait engagée à acheter à perte du matériel et des produits chimiques, la perte étant compensée par de l'argent public ». C'est une théorie du complot que l'auditeur a priori hostile aux grands groupes est prêt à accepter. Je doute très fortement de sa réalité, même si je ne verse pas dans l'angélisme.
« Avec la révolution verte, c'était terrifiant, on a détruit les sols, on a détruit l'eau, on a détruit l'air ». Belle formule choc de nouveau. Même si tout n'est pas rose dans la révolution verte la formule me semble largement exagérée.

PIERRE DESBROSSES (qui défend l'agriculture bio au ministère de l'agriculture) « Toutes les famines ne sont pas une fatalité, loin de là. Elles ont toutes été provoquées par les pays colonisateurs. » Elles ne sont pas une fatalité, évidemment. Mais qui peut accepter l'idée qu'elles sont toutes provoquées par les pays du Nord ?
« Dans beaucoup de régions les sols sont morts ». Affirmation péremptoire qui est le motto de Claude Bourguignon et qui est reprise par Dominique Guillet. mais qui est fausse, tous les microbiologistes du sol le disent. Il est tout à fait exact que dans des champs cultivés le nombre et la diversité des organismes vivants diminuent (c'est d'ailleurs le cas même pour des agricultures traditionnelles), mais à moins de passer un sol à l'autoclave il est impossible de tuer les milliards de milliards d'organismes qui le peuplent.
La vraie question est de savoir si les organismes qui se maintiennent dans les champs permettent d'assurer les fonctions indispensables au fonctionnement de l'écosystème (dégradation des résidus végétaux organiques, régulation des cycles biogéochimiques, limitation des populations de pathogènes.). C'est une question difficile sur laquelle travaillent les microbiologistes du sol. Comme les connaissances ne sont pas encore suffisantes sur le sujet certains en profitent pour affirmer à peu près n'importe quoi. Il faut ajouter que la diminution de la biodiversité dans les sols cultivés est liée temporellement à l'utilisation agricole du sol : la plupart du temps la biodiversité augmente de nouveau si le sol est laissé sous prairie ou sous forêt.
Quand LYDIA BOURGUIGNON dit que « tout le monde dans le sol est indispensable dans le sol, que chacun fait son travail, que c'est un travail à faire, » elle se méprend gravement. Les microbiologistes du sol se grattent au contraire la tête actuellement pour comprendre pourquoi tant d'organismes vivants du sol font apparemment la même chose (c'est ce qu'ils appellent la redondance fonctionnelle).
A titre d'exemple simple et universel, c'est le cas pour la transformation de l'azote organique en ammonium ou la transformation de l'ammonium en nitrate.

CLAUDE BOURGUIGNON : « on n'élève plus que des animaux malades et des plantes malades, ce n'est pas avec ça qu'on va nourrir la population ». Les animaux comme les plantes ne sont pas malades, ils n'ont jamais été en meilleure santé qu'aujourd'hui. La preuve pourtant évidente est que la durée de vie des hommes et des femmes augmente dans la plupart des pays.
« On ne fait plus d'agriculture, on fait de la gestion de pathologie végétale ». Il s'agit d'une généralisation tout à fait abusive. « On plante les arbres en ligne, c'est le cauchemar ». ????
« la plupart des sols, ils puent, ils ne sentent plus rien (!!!), ils sont morts ».
« On a développé des méthodes qui permettent de remettre les sols debout ». Il s'agit là d'une méthode habituelle à Claude Bourguignon que de faire croire qu'il a tout inventé. Certains le croient, et c'est ce qui fait vivre la famille Bourguignon. « Les ingénieurs agronomes ne savent même pas que le sol est vivant ». Tous mes collègues enseignant la science des sols en écoles agronomique apprécieront.
C'est une affirmation totalement erronée, et Claude Bourguignon qui y est passé le sait mieux que personne.
« Aucun scientifique ne pourra obtenir des fonds pour travailler sur l'effet des produits chimiques sur la vie dans les sols ». Et pourtant elle tourne ! Le laboratoire d'écotoxicologie de l'INRA à Versailles travaille pourtant (et depuis longtemps car avant c'était le même laboratoire qui s'appelait phytopharmacie) exactement sur cette problématique. Et je ne connais pas tous les labos !
« La recherche est vendue. Tout ce qui gêne l'industrie ne sera jamais étudié sur le plan scientifique ». Merci pour les chercheurs ! Il feint d'ignorer que la recherche est dans une large mesure financée par des agences nationales (ANR) ou internationales (Union Européenne) où les projets sont financés sur fonds publics et où ils sont choisis par un comité constitué de chercheurs.
A propos du labour « il faut accepter de ne plus violer la terre ». L'assimilation du labour à un viol ne repose que sur l'image du soc pénétrant la terre. Difficile de la justifier scientifiquement, mais la charge émotive est suffisamment forte pour que l'auditeur qui fait confiance à Claude Bourguignon ait le sentiment que tout agriculteur qui laboure ses sols est un criminel. « Quand on voit comment les hommes respectent les femmes il faudra du temps avant qu'ils respectent la terre ». Un rapprochement est donc fait, comme s'il allait de soi, entre la terre et les femmes. Qu'est-ce qui justifie un tel rapprochement si ce n'est, uniquement, le fait que les deux portent la vie ?
Responsable du mouvement des sans terres au Brésil : « la terre est féminine. Les pratiques agricoles exigent qu'on intègre un regard féminin ». ??? J'espère que les mouvements féministes vont demander avec véhémence quel gène porté par les femmes les rend plus aptes que les hommes à s'occuper de la terre !
« la terre ne demande qu'à faire pousser les plantes ». Affirmation péremptoire qui se rapproche du rousseauisme. La terre ne demande rien du tout, certains sols font très bien pousser les plantes, d'autres présentent des limitations qu'il est indispensable de corriger avant que des plantes puissent pousser. On estime même que sur la terre ils représentent de l'ordre de 50% des terres émergées.
A propos du mulch de banchages (bois raméal fragmenté) : « ça ne coûte rien, il suffit de planter des arbres ». Cette affirmation montre bien que le temps de travail n'est pas pris en compte. Or les techniques indiquées ou suggérées impliquent toutes un travail humain plus important. Le coût du travail serait-il négligeable ?
« Ils ont un niveau de connerie, les généticiens, c'est hallucinant, ça vous laisse pantois ». Merci pour eux.

LYDIA BOURGUIGNON : « si tout le monde nous écoutait, il y a des multinationales qui auraient du mal. On est pas mal combattus à cause de ça ». Mazette ! Qu'ils sont bons ! Et s'ils étaient combattus aussi parce qu'ils tiennent des propos erronés et ce faisant conduisent certains agriculteurs à en faire ?

COMMENTAIRE OFF : l'agronome brésilienne est « une des dernières microbiologistes du sol au monde avec Lydia et Claude Bourguignon ». Je suis stupéfait d'une telle méconnaissance du paysage de la recherche mondiale, où les microbiologistes du sol sont fort bien et fort brillamment représentés (voir en particulier l'atlas européen de la biodiversité du sol publié en 2010 par l'Union Européenne).

PIERRE RABHI : « à l'avenir je ne vois pas des millions de gens confinés dans des villes, qu'il faut nourrir et qui ne participent pas à la production de leur propre nourriture ». Il ne le conçoit pas, mais c'est pourtant un fait incontournable.

AGRICULTEUR INDIEN autrefois en agriculture traditionnelle et passé en bio : « nous produisons nos propres engrais ». Un engrais est une matière fertilisante destinée à maintenir, en complément de ce que contient le sol, une offre d'éléments nutritifs à la plante. Puisqu'il vend des produits agricoles il appauvrit son sol. Pour maintenir la fertilité de son sol il devrait apporter des éléments nutritifs venant d'ailleurs. S'il ne le fait pas, il utilise le sol comme une mine et un jour ou l'autre la mine sera épuisée. Ce n'est pas une vue de l'esprit, on le sait depuis Mathieu de Dombasle (fin du XVIIIème siècle), c'est largement documenté en Afrique et en France, par exemple à Grignon avec les célèbres parcelles centenaires dite de Deherain. « C'est une guerre froide contre la population, ce business des semences ».
C'est certainement le ressenti de l'agriculteur, mais les producteurs de semences n'ont aucun intérêt à faire la guerre à leurs clients. Les lois de la génétique expliquent pourquoi les plantes hybrides ont une vigueur plus forte que les lignées pures. C'est la raison pour laquelle elles produisent plus. Or une plante hybride fait des semences qui sont tout sauf identiques à leurs parents, d'où la nécessité de refabriquer chaque année de nouvelles semences, ce qui peut conduire à un rachat mais peut aussi être fait par tout un chacun avec du doigté. A partir de là tout est possible, depuis l'utilisation de plantes moins vigoureuses mais dont on peut réutiliser les graines (le choix de l'agriculteur indien) à la production de semences hybrides par les groupements de producteurs. L'action de Kokopelli me semble excellente dans ce domaine. Il est toutefois regrettable que son directeur n'explique pas pourquoi en France les semences doivent être inscrites au catalogue du GNIS (il s'agit de protéger le consommateur contre les tromperies sur les variétés). Il faut noter qu'un consensus émerge en France pour assouplir la loi sur le commerce des semences.

AGRICULTEUR BIO en Ukraine. Il constate que les femmes qui traitaient les champs avaient des plaies sur les mains. Au lieu de blâmer une mauvaise utilisation des produits (il faut tout de même que le responsable de ces femmes soit incompétent pour les laisser toucher des produits dangereux à main nue !) il blâme les produits. Si quelqu'un se brûle les mains avec de l'eau de Javel, va-t-il blâmer l'eau de Javel ou sa propre stupidité de ne pas avoir pris le temps de mettre des gants ?
« C'est une très grave erreur aujourd'hui de penser que l'agriculture peut se passer de l'élevage ». Apporter du fumier (ou, à défaut, du lisier) est très bien mais les agriculteurs peuvent trouver d'autres sources de produits organiques pour leurs champs, et en premier lieu les résidus de culture et les composts d'ordure ménagère.

Tout le film fait l'apologie de l'agriculture de type polyculture-élevage qui existait en France jusqu'au milieu du 20ème siècle. En cela elle flatte le goût de l'auditeur pour le bon vieux temps. Mais ce modèle a évolué constamment au cours des siècles et on ne peut pas dire que les conditions de vie des agriculteurs à cette époque étaient optimales. Les images des agriculteurs dans le film montrent une paysannerie misérable (qui rêve de vivre dans des conditions pareilles ?).
Je pense qu'il faut plutôt essayer de penser à ce que peut être une agriculture de demain qui rende les agriculteurs heureux que de rêver à un passé perdu et bien éloigné du paradis qu'on voudrait nous faire croire. L'agronome brésilien militant de l'association « mouvement des sans terre » : « Maintenant nous devons récupérer ce savoir populaire pour retrouver une agriculture millénaire ». Oui, il y a des savoirs traditionnels à valoriser, mais il ne faut surtout pas rêver d'une agriculture millénaire, il faut savoir imaginer comment incorporer ces savoirs traditionnels dans l'agriculture de demain.

Points positifs
Montrer qu'actuellement le système n'assure aucun avenir aux agriculteurs des pays du Sud. Ils n'ont qu'un désir : aller en ville. « C'est potentiellement 800 millions d'Africains qui veulent venir en Europe ». Pour moi la raison fondamentale est que les produits agricoles ne sont pas payés au prix où ils devraient l'être, mais là je rentre dans un discours qui nous éloigne du film de Coline Serreau.
« Toute l'agriculture chimique est basée sur le pétrole ». Oui, toute l'agriculture dépend du pétrole pour produire les intrants (engrais, pesticides), pour les acheminer dans les champs et même pour travailler les champs. Quelle sera l'agriculture quand le litre d'essence atteindra 10 euros ?
L'agriculteur indien montre bien l'influence bénéfique d'une bonne gestion du couvert végétal : amélioration de l'infiltration de l'eau et apport d'éléments minéraux recyclés par la chute des feuilles. Il aurait pu également mentionner l'importance de la protection du sol contre l'échauffement. On voit bien comment un agriculteur intelligent et bien formé peut parfois trouver des solutions innovantes lui permettant de bien vivre sur sa terre. Un problème mondial est qu'en payant les produits agricoles à des prix beaucoup trop faibles on sélectionne les agriculteurs les moins intelligents et les moins instruits. L'agriculteur ukrainien dit avec raison que pour freiner l'exode rural il faut créer des conditions de vie attractives pour que les gens restent à la campagne.
Le film montre bien combien les agriculteurs d'aujourd'hui sont contraints par les conditions économiques (besoin de remboursement de prêts, besoin de financement des intrants) à produire toujours plus avec de moins en moins de main d'ouvre.
Pierre Desbrosses indique que l'agriculture s'est efforcée de remplacer les fonctionnalités gratuites des écosystèmes par les moyens issus de la pétrochimie. Il a raison : après la deuxième guerre l'agriculture a essayé de s'affranchir des contraintes liées au sol en apportant des intrants et en corrigeant tous les problèmes qui apparaissaient. On voit maintenant les limites de ce système, surtout en termes de dégradation de l'environnement. La tendance actuelle est de plus en plus appuyer les pratiques agricoles sur les fonctions environnementales (passer de l'agriculture sans la nature à l'agriculture avec la nature, pour paraphraser Georges Pédro).
Le film suggère (mais malheureusement il ne le documente pas, Coline Serreau explique un peu pourquoi dans le bonus attaché au film) l'opposition entre une agriculture de type industriel (grandes propriétés gérées comme une usine, capitaux venant de l'industrie) et une agriculture de type familial. Il aurait été intéressant de creuser les avantages et inconvénients des deux types de systèmes.
Le film montre bien les problèmes de santé des agriculteurs des pays du sud liés à l'usage des pesticides. Ce n'est pas un problème évident à résoudre. Faut-il, pour la raison qu'ils n'ont pas reçu une formation adéquate, leur interdire l'usage de produits qu'ils souhaitent utiliser ? C'est la voie qui a été retenue en France (nécessité d'obtenir une habilitation qui est difficile à obtenir).
Les conditions dans lesquelles sont élevés certains animaux sont scandaleusement mauvaises, aucun doute même si je ne connais pas plus que Monsieur tout le monde cette question. Ce n'est hélas pas nouveau, depuis le début de l'élevage les animaux sont maltraités.
Claude Bourguignon « Le problème de la vie des sols, c'est qu'on ne la voit pas ». C'est vrai, et c'est un réel obstacle pour l'agriculteur comme pour le jardinier amateur.
Pierre Rabhi : « Le compost, c'est du levain bactérien ». La distinction est bien faite entre la fonction d'apport d'éléments minéraux du compost et la fonction d'apport biologique.
Claude Bourguignon montre avec raison l'importance de l'enracinement de la vigne.
L'agriculteur bio d'Ukraine montre bien tout l'intérêt qu'il y a à effectuer des rotations, et d'y inclure des Fabacées, autrefois appelées légumineuses (apport d'azote entre autres).
L'agriculteur d'Ukraine montre bien qu'il est possible (et préférable) dans certains cas de ne pas labourer. Les images montrent bien que le sol en question est très bien structuré : il n'a aucun besoin de labour pour créer une porosité. Dans ces sols argileux le labour effectué en conditions humides a effectivement tendance à compacter le sol.
Le film parle de l'intérêt de l'apport de fumier en grande quantité (10 tonnes par hectare). C'est bien de le rappeler, même si c'est un résultat connu depuis l'antiquité. Mais, mais on ne peut pas mettre partout 10 t de fumier par hectare partout ! C'est que ça en fait, de la masse à produire et à transporter !
C'est très bien de parler de la concurrence entre les agrocarburants et la production de nourriture, c'est effectivement une question d'une actualité brûlante. mais il aurait été préférable de ne pas le faire de la manière provocante de Claude Bourguignon (opposition entre le plein d'une voiture dans les pays du nord et l'alimentation annuelle d'un Chinois).